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SYSTEME DE DETECTION INCENDIE


RAPPEL SUR LES SSI

Cet exposé qui est destiné aux agents préparant la qualification SSIAP2 a déjà fait l'objet d'une présentation dans le cadre de la formation SSIAP1.

Avant d'aller plus loin, il est conseillé de revoir cette présentation en cliquant ICI.

Un système de sécurité incendie (SSI) est constitué de l’ensemble des matériels servant à collecter les informations ou ordres liés à la sécurité incendie, à les traiter et à effectuer les fonctions nécessaires à la mise en sécurité des personnes et du bâtiment.
 
Un SSI se compose :
  • D’un système de détection incendie (SDI),
  • D’un système de mise en sécurité incendie (SMSI).

LE SYSTEME DE DETECTION INCENDIE (SDI)

Il comprend :
  • Les détecteurs d’incendie (DI),
  • L’équipement de contrôle et de signalisation (ECS) ou le tableau de signalisation (TS),
  • L’équipement d’alimentation électrique (EAE),
  • Les déclencheurs manuels (DM).

LES FONCTIONS DU SYSTEME DE DETECTION INCENDIE

Un système de détection incendie (SDI) à deux fonctions essentielles :
  • Détecter l’incendie le plus rapidement possible et donner l’alarme,
  • Indiquer par des signaux audibles et/ou visibles aux occupants d’un bâtiment qu’ils sont exposés à un risque d’incendie.
Le système de détection incendie doit rester fonctionnel en toutes circonstances même en cas d’incendie.
 
Le système de détection incendie doit donc répondre à un ensemble de normes très strictes détaillant non seulement ses fonctions de bases mais également  ses différents composants.
 
Dans tous les cas, un système de détection incendie est constitué exclusivement de matériels ayant un rapport avec la sécurité incendie.

 

LES DETECTEURS D'INCENDIE

Le principe de fonctionnement d’un détecteur d’incendie repose sur la présence d’un capteur qui surveille en permanence ou à intervalles régulier la survenue d’un phénomène physique ou chimique apparaissant lors de l’éclosion d’un incendie.
 
Lorsque l’apparition de ce phénomène physique ou chimique apparaît, le capteur transmet l’information de manière automatique à l’équipement de contrôle et de signalisation du SSI.
 
Les principaux phénomènes physiques ou chimiques détectés par les capteurs concernent l’apparition de :
  • Flammes,
  • Fumées,
  • Chaleur,
  • Gaz de combustion,
L’étude de risque de l’établissement permet donc d’adapter le détecteur au risque considéré, à savoir :
 
Le détecteur de flammes
C’est un détecteur sensible aux rayonnements émis par les flammes provenant d’un incendie (détecteurs de rayonnement infrarouge (IR), détecteurs de rayonnement ultraviolet (UV), détecteurs multibande).
 
Le détecteur de chaleur
C’est un détecteur sensible à une élévation de la température
 
Le détecteur de fumée
C’est un détecteur optique ou thermique.

Il est à noter que dans un passé récent les détecteurs de fumée utilisaient une chambre de ionisation dans laquelle l’air était ionisé par les particules chargées émises par une petite source radioactive ; ces détecteurs comprenaient donc des éléments radioactifs susceptibles de présenter un risque pour la santé en cas de manipulations inappropriées.
 
Tous ces détecteurs dits ioniques doivent être impérativement remplacés  avant le 31 décembre 2017 par des détecteurs optiques ou thermiques qui offrent les mêmes garanties d’efficacité.

LE TABLEAU DE SIGNALISATION (TS)

Il est implanté dans le local réservé au SSI ou le poste de sécurité incendie de l’établissement.
 
Il indique :
  • Les alarmes sonores et visuelles issues de la détection incendie,
  • L’origine de l’incident,
  • La localisation de la zone ou s’est déclenchée l’alarme,
  • Les dysfonctionnements de l’installation.
Sa signalétique et son interprétation doivent être le plus compréhensible possible par les agents de surveillance.
 
 
 
Principe de fonctionnement d’un tableau de signalisation (marque TS – société Merlin Gérin)
 

LE PRINCIPE DE ZONAGE

Un bâtiment ou un établissement est généralement découpé, au titre de la sécurité incendie, en plusieurs volumes correspondant chacun, selon le cas :
  • A un local,
  • Un niveau,
  • Une cage d'escalier,
  • Un canton,
  • Un secteur,
  • Un compartiment.
Une zone peut correspondre à un ou plusieurs de ces volumes ou à l'ensemble d'un bâtiment.
 

 LA ZONE DE DETECTION

C’est une zone surveillée par un ensemble de Détecteurs d’Incendie (D.I.), ou une zone surveillée par un ensemble de Déclencheurs Manuels (D.M.), auxquels correspond, dans chaque cas, une signalisation commune.
 
On distingue :
  • Les zones de détection automatique (Z.D.A.) surveillées au moyen de détecteurs d’incendie (D.I.) ;
  • Les zones de détection par déclencheurs Manuels (Z.D.M.) surveillées au moyen de Déclencheurs Manuels (D.M.).
 
Le système de mise en sécurité (SMSI) qui est le deuxième sous ensemble constitutif d’un SSI contrôle d’autres types de zones appelées zones de mise en sécurité (voir exposé suivant sur le SMSI).
 
Il est à noter que les zones de détection (Z.D.) et les zones de mise en sécurité contrôlée par le SMSI (Z.S.) n'ont pas nécessairement les mêmes limites géographiques.
 

LE PRINCIPE DES BOUCLES

Plusieurs détecteurs automatiques d’incendie peuvent être reliés sur une même boucle.
 
Un bâtiment peut comprendre une ou plusieurs boucles de détection (voir image du TS ci-dessus).
 
Le SDI est dit de type « conventionnel » lorsque la détection s’effectue au niveau de l'ensemble d'une boucle d'organes de détection.
 
Il est de type « adressable » si, sur une même boucle, il y a identification et localisation de zones distinctes de détection composées de un ou plusieurs organe(s) de détection.
 
Exemple :
 
Dans un bâtiment, on considère qu'un étage est couvert par une boucle.
 
Dans le cas d'un système conventionnel, l'ECS pourra détecter uniquement le feu sur l'étage, sans plus de précision.

Dans le cas d'un système adressable, si on considère que, sur la boucle, chaque pièce correspond à une zone, on pourra alors au niveau de l'ECS identifier la pièce dans laquelle l'incendie s'est déclaré.
 
Le SDI peut alors directement déclencher l'évacuation générale d'un bâtiment ou envoyer l'information d'alarme à un centralisateur de mise en sécurité incendie qui gèrera l'évacuation et les dispositifs de sécurité (désenfumage, portes coupe-feu...).


 
Tableau de signalisation de la société Merlin Gérin avec indication du bouclage
  

LES NIVEAUX D'ACCES

Les systèmes de sécurité incendie (SSI) sont conçus à partir de technologies innovantes et toute intervention au niveau de leurs composants nécessite un niveau de compétence particulier.
 
La normalisation inhérente à ces matériels prévoit cinq niveaux d’intervention correspondant à la compétence de l’intervenant.
 
Il s'agit des niveaux d'accès à l'exploitation et à la maintenance des S.S.I. installés.
 
Ils se justifient afin d'éviter qu'une utilisation mal comprise d'un S.S.I. soit la source d’un danger pour les personnes ou fasse l’objet de dégradations.
 
Niveau 0 (à disposition du public)
 
Il permet l’accès à la signalisation ou à certaines commandes dont l'action ne risque pas de compromettre la sécurité.
 
Exemples d'interventions au niveau 0 :
  • Ouverture d'un ou plusieurs exutoires de désenfumage,
  • Action sur un boîtier à bris de glace mis à disposition de toute personne, sans restriction d'accès.
Niveau I (personnel exerçant une responsabilité générale de surveillance)
 
Il permet l'accès direct au système par toute personne exerçant une responsabilité générale de surveillance et qui est censée réagir en premier et rechercher l'origine d'une alarme feu ou d'un dérangement.
 
Ceci suppose au moins une protection physique d'accès, soit par conception du matériel, soit en installant celui-ci à un emplacement réservé.
 
Toute opération effectuée correspond à la gestion normale du système.
 
Exemple d'intervention au niveau I :
  • Commande manuelle provoquant le déclenchement de l'automatisme de mise en sécurité d'une Z.S.
Niveau II (personne ayant une responsabilité particulière de sécurité)
 
Il permet l’accès au système par toute personne exploitante formée, informée et autorisée qui non seulement est en mesure de pratiquer certaines opérations d'exploitation mais aussi d'apprécier les conséquences qui en découlent.
 
Les opérations effectuées à ce niveau sont susceptibles de modifier les états du système. Elles ne peuvent être exécutées que si le manipulateur suit une procédure particulière nécessitant un dispositif d'accès spécifique (clef, code, etc.).
 
Exemple d'intervention au niveau II :
  • Réinitialisation du système.
Niveau III (personnel habilité à faire de la maintenance ou de la vérification)
 
Il permet l’accès au système par toute personne chargée d'effectuer les mises en service et les opérations de maintenance technique telles que prévues par le constructeur.
 
Il est nécessaire d'utiliser un outil standard ou non (tournevis, clef, code, etc.).
 
En ce qui concerne le matériel, ce niveau permet de procéder aux opérations de vérification et de mesure afin de s'assurer du bon fonctionnement et de remplacer les éléments dont l'interchangeabilité est prévue.
 
Exemples d'interventions au niveau III :
  • Remplacement à l'identique d'une carte électronique sur connecteur,
  • Modification de la programmation des séquences suite à une redistribution de locaux.
Niveau IV (personnel autorisé par le constructeur)
 
Il permet l’accès pour toute intervention non prévue aux niveaux inférieurs.
 
Exemples d'interventions au niveau IV :
  • Dessoudage et remplacement à l'identique d'un composant électronique,
  • Modification du programme d'exploitation.
Il est à noter que l’exploitant peut exécuter l’opération de maintenance de niveau III relative au changement des éléments dont l’interchangeabilité est prévue (sans réglage et paramétrage) et celui des «vitres à briser».
  

LES SOURCES D'ALIMENTATION EN ENERGIE

Le SDI doit comporter au moins deux sources d’alimentation :
  • La source principale,
  • La source de secours.
 
La source principale (normale/remplacement) est directement issue du réseau de distribution électrique public ou d’un système équivalent par l'intermédiaire d'une dérivation.
 
Cette dérivation doit être sélectivement protégée.
 
La source de secours est généralement assurée par une batterie rechargeable.
 
L’équipement d’alimentation électrique (EAE) doit comporter un dispositif capable de recharger la batterie et de la maintenir dans un état de pleine charge.
 
La batterie ou le groupe de batteries doit être en capacité de faire fonction le système pendant une durée minimale de 12 heures.
 
Exemple applicatif
 
Que faire en cas d’alarme ?
Que faire en cas de dérangement ?
 
 
 
 

CE QU'IL FAUT RETENIR

 
Un système de sécurité incendie (SSI) :
  • Collecte les informations ou ordres liés à la sécurité incendie,
  • Traite ces informations,
  • Effectue les fonctions nécessaires à la mise en sécurité des personnes et du bâtiment.
 
Un SSI se compose :
  • D’un système de détection incendie (SDI),
  • D’un système de mise en sécurité incendie (SMSI).
 
Un système de détection incendie (SDI) :
  • Détecte l’incendie au moyen de détecteurs adaptés,
  • Diffuse l’alarme automatiquement ou par l’intermédiaire de déclencheurs manuels,
  • Indique par des signaux audibles et/ou visibles aux occupants d’un bâtiment qu’ils sont exposés à un risque d’incendie.
 
Le tableau de signalisation (TS) indique :
  • Les alarmes sonores et visuelles issues de de la détection incendie
  • L’origine de l’incident,
  • La localisation de la zone ou s’est déclenchée l’alarme,
  • Les dysfonctionnements de l’installation.
 
Un bâtiment selon sa grandeur est généralement découpé en plusieurs zones de détection, elles-mêmes pouvant se composer de une ou plusieurs boucles de détecteurs.
 
On parle de type « conventionnel » lorsque la détection s’effectue au niveau de l'ensemble d'une boucle d'organes de détection.
 
On parle de type « adressable » si, sur une même boucle, il y a identification et localisation de zones distinctes de détection composées de un ou plusieurs organe(s) de détection.
 
Pour manipuler ou assurer la maintenance d’un SSI, il est obligatoire de disposer d’un niveau de qualification suffisant.
 
A cet effet, la normalisation prévoit cinq niveaux d’accès.
 
 
Glossaire :

DI = Détecteur Incendie
DM = Déclencheur Manuel
EAE = Equipement d’Alimentation Electrique
ECS = Equipement de Contrôle et de Signalisation
SDI = Système de Détection Incendie
SSI = Système de Sécurité Incendie
TS = Tableau de Signalisation
ZD = Zone de Détection
ZDA = Zone de détection Automatique
ZDM = Zone de Détection manuelle





  • Mohamed Lamine dit :
    4/6/2017

    votre explication me suffit largement je vous remercie infiniment
    Cordialement

  • CUOCCI dit :
    17/3/2016

    Très clair

  • ADJALI dit :
    14/3/2016

    EXPLICATION TRES TRES CLAIRE.




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