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GESTION DES INCIDENTS TECHNIQUES

 

CRITERES DE QUALITE D'UNE RONDE DE SECURITE

La ronde de sécurité sert avant tout à prévenir un accident ou un incident.
 
Elle est préventive, car elle permet de déceler d’éventuelles anomalies ; mais elle est aussi curative lorsque l’accident ou l’incident survient.
 
Tous les sens de l’agent rondier doivent être en éveil lors de son inspection.
 
La curiosité est un critère déterminant dans la réalisation de la ronde.
 
Chaque détail et chaque recoin de l’établissement, même insignifiant, sera systématiquement inspecté.
 
Cependant, les sens physiologiques et la perspicacité de l’agent de sécurité ne sont pas des éléments suffisants pour optimiser la ronde sécurité.
 
La connaissance technique même sommaire des infrastructures est nécessaire pour permettre de déceler une anomalie quelconque.
 
 
 

IDENTIFICATION DES RISQUES

 
Identifier un risque ne constitue pas une démarche naturelle.
 
C’est imaginer à l’avance un ou plusieurs scénarios accidentogènes susceptibles d’affaiblir le niveau de sécurité de l’établissement.
 
Il n’est pas exigé de l’agent rondier qu’il maîtrise parfaitement la technologie des installations qu’il est chargé de surveiller, mais il doit être capable de se rendre compte très rapidement du dysfonctionnement.
 
C’est le principal objectif de la ronde qui vient compléter les moyens techniques de surveillance automatique susceptibles de présenter des défaillances.
 
En termes de formation, l’agent rondier sera à même d’utiliser les moyens de communication mis à sa disposition pour appeler le PCS :
  • Poste émetteur récepteur,
  • Poste d’appel téléphonique sur le trajet de la ronde.
Il doit bien connaître l’établissement et savoir se localiser précisément afin de transmettre une alerte fiable.
 
Une des qualités requises de l’agent est d’être en capacité de lire un plan et reconnaître un itinéraire afin d’identifier une zone dite « à risque ».
 
Il est essentiel qu’il ait la connaissance des principales consignes de sécurité (générales et particulières).
 
Les principales procédures d’urgence à mettre en œuvre en cas d’incident doivent lui être communiquées ; à cet effet, il lui appartient de connaître l’emplacement des principaux barrages d’énergie (gaz, électricité, eau) et la conduite à tenir vis-à-vis de ces coupures.
 
L’emplacement des moyens de secours (extincteurs, RIA etc.) et leur utilisation font partie intégrante de sa formation.
 
A – Exemples de vérifications liées au respect des consignes générales de sécurité :
 
Moyens de secours :
  • Présence de fuite sur les robinets d’incendie armés ou matériel détérioré,
  • Présence effective des extincteurs,
  • Choix judicieux de l’agent extincteur par rapport au risque situé à proximité,
  • Présence du plombage de l’extincteur et bon accrochage de l’appareil,
  • Accessibilité des moyens de secours (encombrement, obstruction etc.).
 
Affichage des consignes de sécurité :
  • Présence de l’affichage des  consignes,
  • Etat de l’affichage (fixation, arrachage, effacement),
  • Présence de l’avis de sécurité à l’entrée,
  • Présence de l’affichage des plans généraux et techniques (désenfumage par exemple).
 
B – Exemples de vérifications liées aux installations de sécurité :
 
Electricité :
  • Fils dénudés ou volants,
  • Grésillement anormal,
  • Odeur de brûlé,
  • Vérification de l’extinction de la lumière de certains locaux (en dehors de la présence des employés),
  • Absence de surcharges électriques (multiprises, cafetières sous tension etc.),
  • Vérification de l’état des machines sous tension.
 
Eclairage de sécurité :
  • Bon fonctionnement des BAES (lampes HS ou autres) ou de l’éclairage de secours (locaux, couloirs et escaliers),
  • Bon fonctionnement de l’éclairage d’ambiance.
 
Gaz :
  • Présence d’une odeur anormale,
  • Sifflement inhabituel,
  • Mauvais état des canalisations d’alimentation (usure, arrachement, mauvaise signalisation, etc.).
 
Ascenseur :
  • Eclairage de cabine,
  • Fermeture de l’accès à la machinerie,
  • Bon fonctionnement (arrêt au niveau d’accès, bruit anormal, état de la signalétique etc.),
  • Etat général du tableau de commande.
 
Moyens d’alarme :
  • Etat (vitre cassée) et accessibilité des déclencheurs manuels d’alarme générale
 
C – Exemples de vérifications liées au respect des mesures générales de sécurité incendie :
  • Présence de stockages divers dans les circulations communes (couloirs, escaliers, sas d’isolement),
  • Accessibilité aux issues de secours,
  • Obstruction et positionnement des volets de désenfumage,
  • Limitation des hauteurs de stockage par rapport aux têtes de sprinkler,
  • Présence et état de fonctionnement des dispositifs de ferme-portes des portes coupe-feu (couloirs et escaliers),
  • Fermeture des portes coupe-feu d’accès aux locaux à risques (stockage, réserve, chaufferie, placard électrique, cuisine etc.),
  • Obstruction des dispositifs automatiques de fermeture des portes coupe-feu,
  • Présence de fuites d’eau ou écoulement anormal,
  • Présence de flaques de carburant dans les parkings souterrains,
  • Surabondance de matériaux inflammables dans certains locaux (bureaux etc),
 
D – Exemple de vérifications liées aux équipements du bâtiment :
  • Plaques de faux plafond désolidarisées,
  • Affaiblissement des structures (fissurations importantes etc.),
  • Risques de chutes (couloir et escalier),
  • Sols glissants,
  • Fermeture des accès,
  • Marches isolées en travers des dégagements,
  • Conditions d’accessibilité aux personnes handicapées (encombrement des locaux ou autres),
  • Positionnement et état d’une trappe de visite.
Cette liste n’est pas exhaustive et doit être adaptée au cas par cas selon l’établissement considéré.
 


EVALUATION DES RISQUES

 
Le risque est uniquement lié à l’activité exercée dans l’entreprise et justifie donc une étude au cas par cas.
 
Cette étude dépasse bien souvent le cadre de compétence du SSIAP 2, mais il est impératif que ce dernier connaisse les zones à risques de l’entreprise et les dangers spécifiques susceptibles de s’y produire.
 
Le code du travail impose dans la plupart des entreprises l’élaboration du « document unique » qui liste les risques professionnels et les mesures de prévention d’accompagnement.
 
La formation SSIAP 3 aborde dans le détail la méthodologie à mettre en œuvre et développe le contenu du document unique.
 
En règle générale, le risque est associé à une situation dangereuse.
 
Il est fonction de deux éléments :
  • La probabilité d’occurrence de sa survenue,
  • Sa gravité (faible, moyenne, élevée, très forte).

L’échelle des valeurs de gravité des risques s’accompagne ou non d’arrêts de travail, voire d’incapacité permanente.
 
La perception du niveau de risque et de son occurrence de survenue est une notion très subjective variable d’un individu à l’autre, et il donc important de conduire l’étude de risque en partenariat avec des personnes qualifiées bien au courant des modes de travail de l’entreprise.
 
Aborder une étude de risque nécessite une méthode de travail rigoureuse.
 
La première approche, consiste à catégoriser le risque :
  • Risque électrique,
  • Risque mécanique,
  • Risque biologique,
  • Risque thermique
  • Etc.
La deuxième approche concerne la probabilité d’occurrence de survenue du risque :
  • Exposition au danger (oui ou non),
  • Probabilité d’apparition du danger (faible ou élevée),
  • Probabilité d’occurrence (très probable, probable, peu probable, improbable, très improbable).
 
Ces deux approches peuvent facilement se schématiser de la manière suivante :
 
 Exemple : Fils électriques dénudés à proximité d’une source d’eau (risque électrique)
 
 
                                  
 

TI = Très improbable
I = Improbable
PP = Peu probable
P = Probable
TP = Très probable
 
 
La troisième approche consiste à mettre en place des mesures de protection appropriées.
 
 

EVALUATION DES CONSEQUENCES

 
 Les conséquences liées à l’occurrence de survenue d’un risque sont très souvent d’ordre humain (blessures ou décès), mais aussi économique (incendie, perte d’exploitation, perte d’emplois etc.).
 
Il est donc nécessaire d’accompagner l’étude de risque de l’étude économique du risque.
 
Là aussi, des échelles de valeur peuvent être mises en place, mais elles sont également très subjectives.
 
Le risque peut être acceptable, s’il ne génère aucune conséquence préjudiciable pour le salarié ou l’entreprise.
 
Il peut au contraire devenir inacceptable et des mesures de prévention adaptées doivent être mises en place.
 
Dans l’exemple cité ci-dessus, les fils électriques devront être protégés ou déplacés ; il en est de même pour la source d’eau.
 
Dans cet exemple volontairement simpliste, un choix s’impose donc à l’entreprise et toutes les pistes doivent très précisément analysées.
 
 

INTERVENIR OU FAIRE INTERVENIR LES PERSONNES COMPETENTES


Pour reprendre l’exemple ci-dessus, l’entreprise devra s’orienter vers l’intervention d’un technicien qualifié.
 
La ressource peut exister en interne (service de maintenance, habilitation électrique etc.) ou en externe (contrat de maintenance avec une société tiers).
 
Dans tous cas, le service de sécurité de l’établissement devra être en possession de consignes très précises lui indiquant la conduite à tenir.
 
La pire des solutions serait de laisser la place à l’improvisation avec son lot de catastrophes en chaîne que cela peut entraîner.
 
Il est à noter cependant, que certains risques apparaissent de manière fortuite.
 
Dans ce cas, l’accident n’est pas obligatoirement prévisible, mais il doit systématiquement se conclure par un retour d’expérience qui se traduira par de nouvelles mesures de protection.
 
C’est le rôle du service de sécurité de l’établissement.
 


L’ASPECT REGLEMENTAIRE

 
De nombreux textes réglementaires imposent à l’employeur de mettre en place des mesures de prévention du risque.
 
Pour ce qui concerne les établissements recevant du public, le règlement de sécurité contre les risques d’incendie et de panique fixe les mesures générales de prévention (arrêté du 25 juin 1980 modifié).
 
Des arrêtés particuliers s’intéressent à chaque type d’activité dans le détail.
 
Le code du travail impose lui aussi de nombreuses prescriptions tant pour ce qui concerne la protection des travailleurs que pour la sécurité contre l’incendie.
 
L’Association Française de Normalisation (AFNOR) a publié un guide à l’usage des complexes industriels permettant une meilleure application de la norme « Evaluation du risque incendie ».

Des solutions y sont proposées pour analyser le risque, sa fréquence et ses conséquences.
 
Publié en janvier 2012, cette norme NF ISO 16732-1 donne les « clés » de l’évaluation du risque d’incendie.
 
Néanmoins, il ne s’agit que d’une norme d’application volontaire.
 
Il faut également citer un autre guide publié également par l’AFNOR, qui concerne la prévention du risque incendie dans les immeubles de bureaux.
 
Les assureurs conduisent aussi de nombreuses études de risques principalement dans les établissements industriels et s’appuient sur leurs propres règles de sécurité pour couvrir le risque (règles APSAD).
 
En conclusion, l’analyse du risque dans un établissement repose avant tout sur un diagnostic précis du niveau de sécurité que seuls des professionnels peuvent conduire.
 
Mais toutes les mesures qui seront arrêtées dépendent exclusivement du domaine préventif ; la prévention qui consiste à confiner le risque et à le réduire au maximum, ne sera peut-être pas suffisante pour limiter les conséquences de ce risque malgré toutes les précautions qui seront prises.
 
Par exemple, il est impératif de bien dimensionner le nombre et la largeur des issues de secours dans un ERP ; la technique à mettre en œuvre repose sur une base réglementaire fixée par le règlement de sécurité du 25 juin 1980 prenant en compte d’une part l’effectif susceptible d’être admis simultanément et éventuellement les flux d’évacuation.
 
Malgré tout, cette analyse des conditions d’évacuation sera-t-elle suffisante pour endiguer l’effet de panique que génère une évacuation en situation de catastrophe ? Ce n’est pas certain.
 
Il faudra donc accompagner le dossier « prévention » d’un dossier « prévision »  qui établira un certain nombre de scénarios et leurs solutions.
 
Pour bien comprendre, il suffit de retenir que la prévention concerne toutes les mesures à appliquer AVANT la survenue du sinistre alors que la prévision concerne l’ensemble des mesures à mettre en œuvre APRES la survenue du sinistre.
 
 

CE QU'IL FAUT RETENIR

 
Il n’est pas exigé de l’agent rondier qu’il maîtrise parfaitement la technologie des installations qu’il est chargé de surveiller, mais il doit être capable de se rendre compte très rapidement du dysfonctionnement.
 
Une des qualités requises de l’agent est d’être en capacité de lire un plan et reconnaître un itinéraire afin d’identifier une zone dite « à risque ».
 
Le risque est uniquement lié à l’activité exercée dans l’entreprise et justifie une étude au cas par cas.
 
En règle générale, le risque est associé à une situation dangereuse.
 
Il est fonction de deux éléments :
 
  • La probabilité d’occurrence de sa survenue,
  • Sa gravité (faible, moyenne, élevée, très forte)
 
Les conséquences liées à l’occurrence de survenue d’un risque sont très souvent d’ordre humaines (blessures ou décès), mais aussi économiques (incendie, perte d’exploitation, perte d’emplois etc.).
 
Il est donc nécessaire d’accompagner l’étude de risque de l’étude économique du risque.
 
Dans tous cas, le service de sécurité de l’établissement devra être en possession de consignes très précises lui indiquant la conduite à tenir.
 
La pire des solutions serait de laisser la place à l’improvisation avec son lot de catastrophes en chaîne que cela peut entraîner.
 




  • Adjali dit :
    4/3/2016

    BIEN EXPLIQUE




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