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COLONNES SECHES D'INCENDIE

 
Elles répondent à la norme NF S 61 759 de Juillet 2007.
 
Cette norme concerne indifféremment les colonnes sèches ou les colonnes humides (Installation et maintenance des colonnes d’incendie).
 
Il s’agit d’une norme « Service ».
 
Pour information, la norme NF S 61-758 concerne la « Robinetterie pour colonnes sèches et en charge ».
 
Il s’agit d’une norme « Produit ».
 

Les colonnes sèches sont obligatoires dès lors que des locaux à risques importants sont aménagés dans les étages des ERP, dont le plancher bas du niveau le plus haut est à plus de 18 m du niveau accessible aux engins des sapeurs-pompiers.
 
Les colonnes sèches sont des canalisations :
  • Fixes,
  • Rigides
  • Installées à demeure dans certaines constructions :
    • Etablissements recevant du public (Plus de 18 m de hauteur),
    • Immeubles d’habitation (3e famille B et la 4e famille),
    • Immeubles de grande hauteur (au-dessus de 50 m de hauteur, il faut installer des colonnes humides),
    • Bâtiments industriels (installations classées),
    • Grands monuments (après analyse de risques),
    • Certains édifices religieux (après analyse de risques),
    • Certains tunnels routiers ou ferroviaires (après analyse de risques),
    • Parc de stationnement couvert  (comportant au moins trois niveaux immédiatement au-dessus ou au-dessous du niveau de référence),
    • etc.
C’est la réglementation qui fixe au cas par cas les obligations d’installation de colonnes sèches.
 
Elles sont uniquement réservées aux sapeurs-pompiers pour leur permettre d'acheminer l'eau d'extinction à l'intérieur du bâtiment et d'éviter la mise en place d'établissements de tuyaux cheminant à l'intérieur des circulations horizontales et verticales.
 
Elles permettent d’éviter de dérouler des tuyaux avec des cheminements compliqués et génèrent donc des pertes de charge hectométriques moins importantes que dans un établissement uniquement constitués de tuyaux souples.
 
Cela signifie que seuls les sapeurs-pompiers disposent du matériel adéquat leur permettant de mettre en charge  au moment de leur emploi, ce type de moyens de secours.
 
Les raccords d'alimentation des colonnes sèches doivent être placés en des endroits facilement accessibles aux secours publics, sur la façade la plus proche des poteaux d'incendie (la distance entre le raccord d'alimentation et le poteau d'incendie ne doit pas excéder 60 m).
 
Pour aller plus loin :
 
Techniquement, le raccord d’alimentation de la colonne sèche doit être situé à moins de 3 m de l’entrée du bâtiment.
 
Le raccord d’alimentation de la colonne sèche est placé à une hauteur au-dessus de son niveau d’accès comprise entre 0,80 et 1,50 m.
 
Il est incliné vers le sol, et l’angle formé par son axe et la verticale descendante est de 45°.
 
 
 
Il est très important de vérifier la présence des bouchons obturateurs des demi-raccords d’alimentation à chaque étage, afin d'éviter toute fuite d'eau intempestive dans les différents niveaux.
 
 
Elles sont dites sèches car elles sont mises en eau uniquement au moment de l’intervention.
 
Elles permettent d’éviter de dérouler des tuyaux avec des cheminements compliqués et génèrent donc des pertes de charge hectométriques moins importantes que dans un établissement uniquement constitués de tuyaux souples.
 
Leur diamètre nominal varie de 65 à 100 mm et elles sont constituées d’une canalisation verticale métallique comportant des raccords d’alimentation de 40 à 65 mm.

 
OBLIGATIONS REGLEMENTAIRES

 
  • Une seule colonne par cage d’escalier,
  • Les colonnes desservant les sous-sols sont indépendantes de celles desservant les étages,
  • Eviter le regroupement des raccords d’alimentation afin de ne pas prêter à confusion lors de l’utilisation,
  • La tuyauterie doit être protégée contre la corrosion,
  • Résistance de la colonne correspondant à une pression minimale de 25 bars.
Pour ce qui concerne les installations neuves, et en application de la norme NFS 61-759 la réception de la colonne sèche doit faire l’objet d’un procès-verbal de réception rédigé soit :
  • Par un organisme
  • Ou
  • Une entreprise agréée.
Ce procès-verbal doit être remis aux autorités s’il s’agit d’un ERP et tenu à disposition des autorités dans les autres cas.
 
Dans tous les cas, il est remis au propriétaire ou à l’exploitant.
La conservation du document sera effective pendant toute la durée de vie de l’installation si possible dans le registre de sécurité de l’établissement.
 
Il est à signaler qu’en aucun cas, les sapeurs-pompiers ne peuvent être sollicités pour réaliser des tests de mise en conformité et de réception.
 

 
 
ENTRETIEN

La norme NF S61-759 « Installation et maintenance des colonnes sèches et en charge », précise les conditions d’essais (hydrostatiques à débit nul et ceux en régime d’écoulement), leur nombre et la dimension des prises d’incendie.
 
Les textes fixent également la périodicité de la maintenance, qui dépend du type d’établissement.
 
Traditionnellement, elle est annuelle, même si, par exemple, un espace de travail nécessite un entretien tous les 6 mois.
 
À noter que ces opérations doivent être impérativement réalisées par un professionnel de la sécurité incendie.
 
Des actions préventives permettent de maintenir l’équipement fonctionnel, entraînant des actions correctives au besoin.
 
Au-delà de la conformité de l’installation, la maintenance des colonnes sèches consiste en premier lieu à vérifier visuellement son état :
  • La présence du bouchon de fermeture et de sa chaînette,
  • La présence des scellés plombs sur les bouchons d’obturation des raccords à chaque niveau,
  • La signalisation et l’accessibilité des différents raccords à chaque étage,
  • L’état de la robinetterie,
  • L’absence de résidus ou de corps étrangers dans la canalisation.
Cette opération est également complétée par des essais sous eau et sous pression de 16 bars minimum, afin de vérifier sa bonne étanchéité et ses composants.
 
À noter que l’installation ou le remplacement de certaines pièces, nécessitent un test hydrostatique de 25 bars.
 
Enfin, tous les 5 ans, quel que soit le type d’établissement, il est vivement recommandé de procéder à une maintenance plus poussée et de faire fonctionner la colonne sèche en situation réelle, avec un régime d’écoulement.
 
Toutefois, lors de son installation, l’ensemble de la colonne doit pouvoir résister à une pression d’épreuve de 25,5 bars (norme NF E29-002).
 
L'étanchéité s'effectue :
  • Vannes fermées (sans bouchon) ;
  • Vannes ouvertes, avec bouchons
Nota :
 
La normalisation fixe les conditions d'essais de réception en établissant une distinction entre les essais hydrostatiques à débit nul, pour déceler une éventuelle fuite ou défaillance sur une pièce constituante, et les essais hydrauliques en régime d'écoulement, qui permettent de déceler la présence d'éventuels corps étrangers ou des réductions de passage dans la colonne.
 
La normalisation fixe également une périodicité pour la réalisation des essais et précise les documents que l'installateur doit remettre à l'exploitant.
 
Comment s’effectuent ces essais ?
 
Il convient tout d’abord de distinguer l’essai hydrostatique à débit nul et l’essai hydraulique à régime d’écoulement.
 
Pour réaliser l'essai hydrostatique permettant de déceler la présence ou non de fuite ou de défaillance sur une pièce de l’installation, il faut :
  • Brancher un dispositif d’alimentation au pied de l'immeuble,
  • Propulser l'eau en haut de colonne (essai dit "statique")
Cette technique n’est cependant pas suffisante pour évaluer l’état de la colonne sur toute sa longueur.
 
Pour réaliser l'essai hydraulique en régime d'écoulement, il faut :
  • Une vérification plus poussée à partir d’un branchement situé en haut de l’immeuble (au point le plus « défavorable »),
  • La création d’un circuit fermé,
  • Un test d’écoulement avec un objectif de débit de 1.000 l/mn.
Cette technique permet de déceler la présence d'éventuels corps étrangers ou des réductions de passage dans la colonne.
 
Ces deux types d’essais hydrostatiques et hydrauliques, sont complétés d’essais visuels du bon état général de la colonne et du fonctionnement de ses organes (robinetterie, bouchons, signalisation,…)
 
Périodicité de ces essais :
  • Essai hydrostatique : annuel
  • Essai hydraulique en régime d’écoulement : quinquennal
  • Essai visuel : trimestriel




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