LE SITE QUI OPTIMISE VOTRE ETUDE
 
 

GESTION DU PCS EN SITUATION DE CRISE

RAPPEL DU CONTENU DE L'EPREUVE
 
Pour obtenir la qualification SSIAP2, le candidat doit en autre chose, réussir un exercice consistant à gérer le PC en situation de crise (SSI de catégorie A en fonction).
 
Cette épreuve très redoutée des futurs chefs d’équipe dure 20 minutes et intègre obligatoirement une dégradation du contexte avec au moins trois incidents ou anomalies.
 
En outre, le candidat rédige et remet sa main courante à l’issue de l’épreuve aux membres du jury.
 
Avant d’aborder concrètement quelques exemples, il semble utile de rappeler d’une part le rôle du chef d’équipe au PC et les actions à mettre en œuvre.


MISSIONS DU CHEF D'EQUIPE
 
Les missions du chef d’équipe ont déjà été détaillées dans un exposé précédent ; néanmoins, dans le cas particulier de cette épreuve, l’agent SSIAP 2 est LE CHEF DU PCS EN SITUATION DE CRISE.
 
Cela signifie qu’il commande et dirige les actions d’urgence à mener après avoir analysé la situation.
 
Cette analyse doit être rapide, concise et précise et ne souffre aucune improvisation ; c’est au cours de cette épreuve, que le SSIAP doit pouvoir montrer tout son professionnalisme.
 
Il s’agit d’aller à l’essentiel, et de conserver une parfaite maîtrise du geste ou de la décision.

Naturellement, il est bien évident que  le SSIAP 2 n’aura pas toujours la réponse immédiate à apporter à la situation rencontrée, mais des actions dites réflexes devront systématiquement être mises en place.
 
Il est important de retenir, que si le SSIAP ne sait pas forcément ce qu’il faut faire très précisément, il doit absolument savoir ce qu’il ne faut pas faire, ce qui aurait pour conséquence d’aggraver la situation.



NOTION DE SITUATION DE CRISE

 
Par définition, la situation de crise se caractérise par une dégradation plus ou moins rapide de l’environnement quotidien due à :
  • Une anomalie technique,
  • Un dysfonctionnement du matériel,
  • Un incident ou accident a effet plus ou moins catastrophique 
Dans la majorité des cas, on observera un enchaînement en cascade de ces anomalies ou de ces dysfonctionnements.
 
 
Enfin, la situation de crise peut concerner une alarme avérée nécessitant un degré de réponse adaptée.
 
 
L’ADAPTATION DE LA REPONSE
 
Connaître et maîtriser parfaitement les installations de sécurité de l’établissement ne suffit pas ; il faut être en mesure de pouvoir réagir immédiatement en déclenchant le bon mécanisme et en donnant la bonne directive à ses agents.
 
Il ne s’agit plus d’improvisation mais de gestes calibrés, réfléchis et ayant été analysés préalablement.
 
 
L’improvisation n’a pas sa place dans la gestion de crise
 
C’est ainsi qu’il est absolument impératif d’avoir mis en place au préalable des procédures ou des scénarios prenant en compte le maximum de situations accidentelles possibles ou envisageables.
 
Ces procédures peuvent être élaborées par retour d’expérience d’un incident s’étant déjà produit dans l’établissement ou au contraire par anticipation.
 
Dans tous les cas,  elles doivent être parfaitement connues et maîtrisées par le service de sécurité.
 
A cet effet, des exercices de gestion de crise devront être périodiquement organisés.
 
Théoriquement, l’agent SSIAP 1 devrait normalement posséder une certaine expérience, s’il a déjà été confronté à un accident ou à un incident, car il s’agit de son cœur de métier.
 
 
LE CONTENU DES PROCEDURES DE GESTION DE CRISE
 
Pour être efficaces, les procédures de gestion de crise doivent être simples, méthodiques et compréhensible par les agents chargées de les appliquer.
 
Surtout elles ne doivent contenir aucune ambiguïté, susceptibles de générer une erreur d’appréciation.
 
 
Une incompréhension de l’application des procédures peut être catastrophique
 
Elles sont assimilables aux consignes mises en place au sein du PCS.
 
Il n’existe pas de méthode particulière pour élaborer ces procédures, mais elles doivent contenir au minimum les éléments suivants :
  • Les modalités de réception des alarmes (incendie, techniques, téléphoniques etc.)
  • Les conditions d’organisation de la levée de doute,
  • L’application des consignes ou des procédures,
  • La chronologie des priorités à mettre en œuvre en fonction de la situation,
  • L’alerte des sapeurs-pompiers.
 
Enfin, ces procédures devront impérativement répondre à une question essentielle : Faut-il ou non évacuer l’établissement ?
 
Cette réponse devra s’appliquer au cas par cas.
 
 
CE QU'IL FAUT RETENIR
 
Le SSIAP 2 est le chef du PCS en situation de crise.
 
Il commande et dirige les actions d’urgence à mener après avoir analysé la situation.
 
La situation de crise se caractérise par une dégradation plus ou moins rapide de l’environnement quotidien.
 
Le SSIAP 2 doit connaître et maîtriser parfaitement les installations de sécurité de l’établissement.
 
il devra  réagir immédiatement en déclenchant le bon mécanisme et en donnant la bonne directive à ses agents, après une analyse précise de la situation.
 
La levée de doute est la première mesure à mettre en œuvre.
 
En cas d’alarme avérée, l’alerte des sapeurs-pompiers est immédiate.
 
L’évacuation du public dépendra essentiellement de la situation rencontrée, mais elle devra s’effectuer le plus précocement possible.







Créer un site
Créer un site